Secrets de tournage
Une équipe réduite...
L'équipe du film était composée uniquement : d'une réalisatrice, un perchiste, un cadreur, un monteur et trois marketeurs. Soit 7 personnes au total auxquelles est venu s'ajouter un figurant pour les besoins du scénario.
...pour un métrage éclair
Des premières idées à la projection finale, en passant par la prise en main du matériel à disposition, il aura fallu moins de 10 jours à l'équipe du film pour réaliser ce dernier !
Un prédateur original
La grande originalité de Local réside dans le choix du fauteur de troubles qui n'est autre qu'une poubelle municipale. Mutante et sanguinaire. Et franchement affamée.
Un secret bien gardé
Jusqu'à la projection, toute l'équipe de tournage était sous la coupe d'une relative omerta. Un point que les membres ont toujours veillé à garder en tête lors du lancement de la campagne de promotion. Il était en effet primordial d'exploiter à fond l'effet de surprise pour que l'impact soit maximum lors de la projection.
Local, le court qui défie les lois de la pesanteur
Partant du principe que les plus grands studios Hollywoodiens avaient refusé — à tort — de produire leur film, les membres de l'équipe ont souvent dû créer des illusions pour arriver à leurs fins à moindre coût. Arriverez-vous à trouver comment ces derniers ont réussi l'exploit de faire remonter une poubelle furieuse le long d'une descente de garage ?
Une cohésion éprouvée
L'équipe a dû faire face à la fatigue physique et nerveuse, ainsi qu'aux accrochages inhérents à ce type d'aventures. Reste que forts de leur motivation, le résultat est bien là, et la fierté du devoir accompli, elle aussi.
Vous avez dit ubiquité ?
Si le court est hanté par un seul et unique ennemi, ce sont bel et bien deux poubelles qui ont été réquisitionnées lors du tournage : l'une — sans roulettes — servant aux scènes en pieds, l'autre, mobile et animée étant plutôt adaptée aux scènes de poursuite.
Des décors naturels
Contrairement à la plupart des grosses production, l'équipe a fait le choix de s'adapter aux décors à disposition plutôt que de tourner en studio. Un choix osé, mais légitime, au regard de la contrainte de temps énorme qui pesait de bout en bout sur le projet.
Inspirez, expirez...
Forts de leurs cultures hétérogènes, les membres de l'équipe de tournage ont chacun su apporter leur propre vision pour enrichir le substrat du film. Le résultat final prend alors la forme d'un hommage burlesque aux grands noms du cinéma, où se croisent d'un pas assuré des références aux grands westerns d'antan, aux slashers, et autres clins d'œil à l'œuvre de Quentin Tarantino...
Autodidactes
Aucun des membres de l'équipe n'avait suivi au préalable de formation audiovisuelle au moment de la réalisation de Local. De quoi donner envie aux réalisateurs en herbe.
Voyons les enfants, un peu de sérieux, ce film est ridicule !
Oui. Et le pire, c'est que c'est comme ça qu'on l'aime.
Multitâches
Le jeune mélomane insouciant qui se fait sauvagement dévorer lors d'un des moments clé du court tient parfois un tout autre rôle : sur certaines scènes, dans les entrailles de la poubelle, c'est lui !
A la recherche d'un nom
Le choix du nom du court-métrage s'est porté sur Local pour plusieurs raisons. Pour sa facilité de mémorisation d'une part, et pour son caractère mystérieux et non dévoilant quant aux arcanes du scénario dressé en amont, d'autre part.
Bien exploitée
Que ce soit par devant, par derrière, redressée, agitée, couchée, ou encore tirée, elle n'a jamais été malmenée. Pourtant, les capacités offertes par la poubelle ont été franchement exploitées par les différents membres de l'équipe qui ont dû rivaliser d'imagination pour atteindre les objectifs scénaristiques qu'ils s'étaient fixés.
Conditions de tournage difficiles
La quasi totalité des images de Local ont été tournées de nuit à l'intérieur d'un parking souterrain glacial. Le lieu exact reste lui encore aujourd'hui un mystère.
Local, en chiffres
En quelques chiffres, Local surprend : 7 équipiers, 1 figurant, 1 cascadeur, 35 heures de tournage, au moins autant d'heures consacrées au montage, 10 jours de bout en bout, 5 nuits blanches, 1 caméra, 2 poubelles, 1 campagne promotionnelle comprenant entre autres site + teaser + application iPhone, une dizaine d'euros de budget. Le tout pour un film d'une dizaine de minute.
Un tournage en haute-définition
Pour une expérience optimale, l'ensemble des images du film Local ont été tournées à l'aide d'une caméra numérique au format HD.
Encore plus fort que les animatroniques
Par soucis d'efficacité, l'équipe a préféré miser sur la créativité de ses membres (et parfois sur un peu de fil de pêche pour la réalisation de toutes les scènes d'action dans lesquelles la poubelle mutante est visible à l'écran), plutôt que sur des effets coûteux.
Assistants futiles ?
Certaines scènes ont nécessité l'intervention active des 7 membres de l'équipe ! Qui aurait cru que les effets de portes et de lumières de la scène d'introduction étaient l'œuvre des mains de deux marketeurs ?
Le choix du sous-sol
L'environnement du sous-sol a été choisi pour son caractère à la fois angoissant ainsi que très statique, calme et protégé. L'équipe avait en effet besoin d'un lieu très peu dépendant de la météo extérieure et où le tournage — parfois très bruyant — pouvait se dérouler sans jamais risquer d'être dérangé.
Système D
Budget 0 oblige, nombre d'effets proposés dans le film ont tout simplement pu éclore grâce... aux trésors trouvés dans les diverses poubelles de la ville. Citons notamment les panneaux de polystyrène utilisés comme réflecteurs ou encore les roulettes d'une ancienne boîte de jeux pour enfants qui — une fois habilement combinées à la poubelle — lui ont permis de prendre vie !
Un scénario improbable ?
Après avoir passé plusieurs nuits à hanter un local poubelle, l'équipe ne peut que déposer à terre un constat amère : le tri sélectif n'est malheureusement toujours pas rentré dans les mœurs. De là à penser qu'un jour les poubelles se révolteront, il y a un monde a priori difficile à franchir raisonnablement, mais... En êtes-vous bien certains ?
Un huit-clos habilement ouvert
Les décors originaux ne proposaient que deux couloirs sombres, une descente de garage et un local. L'équipe a donc dû ruser à coup de montage habile et autres angles de vue astucieux pour simuler les longues scènes de poursuites de Local.
Une histoire de pommes de terre sanglantes
La question du sang a été délicate à gérer. Pourtant, on raconte que l'équipe a rapidement été secourue par de la fécule de pommes de terre couplée à des doigts de fée.

